Risque routier

Les accidents de la route sont la première cause de mortalité dans le cadre du travail et se traduisent chaque année par près de 4 millions de journées de travail perdues. Grandes entreprises, PME ou startup, administrations ou collectivités territoriales, toutes les entreprises sont concernées par ce risque professionnel.
Accidents de mission et de trajet, quelle différence ?
La sécurité routière demeure une préoccupation majeure, surtout lorsqu'il s'agit de véhicules utilisés à des fins professionnelles.
Les accidents de la route peuvent avoir des conséquences graves, non seulement sur la vie des conducteurs, mais aussi sur la productivité des entreprises.
Selon l'INRS, le risque routier est à l’origine d’environ 30 % des accidents mortels en lien avec le travail.
Il existe deux types d’accidents liés au risque routier professionnel :
- l’accident du travail ou accident de mission (déplacements dans le cadre de l’activité professionnelle),
- l’accident de trajet (déplacements entre le travail et le domicile ou le lieu de restauration habituel).
Les accidents de mission et de trajet donnent droit à une même réparation pour les salariés.

Employeurs, comment agir ?
Comme pour tout risque professionnel, l'employeur doit mettre en place des mesures de prévention pour prévenir le risque routier au travail. Il est à noter que l'appui d'un salarié référent sur la prévention des risques professionnels (pouvant même se spécialiser sur cette thématique) est un véritable outil de progrès dans ce domaine.
Avant de se lancer dans la définition d'un plan d'action, il est primordial de bien connaitre l'accidentologie routière de l'entreprise mais également les pratiques : Métiers les plus concernés par la conduite ? Distances parcourues ? Caractéristiques des déplacements ? Habitudes des conducteurs : téléphone, alcool, vitesse ?
De plus, l'implication des salariés dans la démarche (identification des situations dangereuses et définition des mesures) est un bon moyen d'aboutir à des actions concrètes et adaptées aux contraintes de leur activité.
Il peut également être intéressant que l’engagement de l’employeur sur la prévention de ce risque soit formalisé et communiqué en s’appuyant par exemple sur la charte employeur engagé de la sécurité routière. |
Les mesures de prévention à mettre en place peuvent être organisées selon les 4 grands facteurs du risque routier.
Vous trouverez ci-dessous des exemples de mesures permettant de réduire l'exposition de vos salariés à ces facteurs de risque.
- Mise à disposition de véhicules adaptés aux tâches à réaliser.
Les besoins en véhicule ne seront pas les mêmes en fonction des activités des salariés. Il revient donc à l'employeur de constituer sa flotte de véhicules en tenant compte de la réalité de travail de ses salariés : véhicules utilitaires légers aménagés, véhicules commerciaux, véhicules confortables pour effectuer de grandes distances, voitures de type citadine… - Constitution d'une flotte suffisante.
- Bon entretien des véhicules.
Il est toujours préférable que l'entretien des véhicules soit assuré par l'entreprise. Toutefois, il est envisageable de confier cette tâche aux salariés notamment lorsqu'un véhicule leur est attribué. Il convient alors de leur faciliter la tâche de manière à ce que cela n'entre pas en contradiction avec leurs activités : aide à la planification, temps dédié, choix du garage cohérent avec ses contraintes… - Mise en place d'un guide de contrôle (check-list) et d'un carnet de suivi des véhicules.
Cela peut-être bien entendu être remplacé par un système de déclarations des anomalies via un outil informatique. Cette disposition n'est valable que dans le cas où la flotte de véhicule est bien dimensionnée (sinon les salariés ont tendance à utiliser les véhicules peu importe leur état) et lorsqu'un suivi des remontées est réellement effectué.
- Favoriser l'emprunt de routes plus sûres comme les autoroutes.
Pass' autoroute dans les véhicules (ou certains véhicules), remboursement des frais (voire avec avance), communication sur cette pratique. - Favoriser l'emprunt des transports en communs.
Remboursement des frais de train, facilitation à la prise de billets, remboursement des taxis et location de voiture pour les petits trajets sur place, communication sur ces pratiques.
- Réfléchir et adapter les systèmes de rémunération.
Notamment la rémunération à l'objectif pour réduire les comportements à risque que sont la vitesse et l'utilisation du téléphone portable. - Réfléchir et adapter les pratiques de l'entreprise pour réduire l'utilisation du téléphone portable au volant.
- Adapter les objectifs des salariés en cohérence avec les objectifs de prévention :
valorisation des comportements favorisant la prévention et l'éco-conduite. - Mise en place d'une démarche d'optimisation des déplacements
avec pour objectif de réduire les risques et de gagner en productivité. - Favorisation des moyens alternatifs à certains déplacements telle que la visio-conférence.
- Réflexion sur la culture de l'entreprise notamment au sujet de la consommation d'alcool.
En complément, la mise en place d'une charte Zéro alcool est tout à fait envisageable. L'adaptation du règlement intérieur est également entendable si la conduite de véhicules est inhérente aux métiers de l'entreprise. - Mise en place d'un suivi des infractions.
En complément de ces mesures techniques et organisationnelles, il est tout à fait conseiller de sensibiliser régulièrement vos salariés.
Ces démarches de prévention sont transposables aux mobilités douces.
Conduire au travail, facteurs de risque et prévention
La consommation d’alcool et de cannabis multiplie les risques d’accident par 14.
Alcool, drogues et médicaments modifient votre comportement sur la route :
- diminution des réflexes,
- mauvaise évaluation des distances,
- diminution de la perception du danger,
- coordination des mouvements perturbée,
- baisse de la vigilance,
- difficulté de résister à la somnolence,
- réduction du champ visuel.
Médicaments : attention aux pictogrammes !

Je respecte une bonne hygiène de vie :
- sommeil suffisant,
- alimentation saine « ni trop » (digestion difficile), « ni trop peu » (hypoglycémie) et non alcoolisée,
- bonne hydratation,
- contrôle régulier de ma vue et je porte mes lunettes.
J’adopte une conduite responsable et je respecte le Code de la route :
- pas de téléphone en conduisant,
- vitesse adaptée à mon environnement et respect des distances de sécurité,
- GPS réglé à l’arrêt…
Je veille aux premiers signes de fatigue/somnolence :
- difficultés à maintenir une vitesse et une trajectoire constantes,
- nuque raide, tête lourde,
- bâillements,
- picotements des yeux,
- périodes d’absence (micro sommeils).
Lors d’un long trajet, je m’arrête au minimum toutes les 2 heures avec une pause d’au moins 15 minutes et je ne lutte pas contre la fatigue.
La position assise prolongée lors de la conduite et les vibrations transmises au corps peuvent être responsables de pathologies dorsales et de troubles musculosquelettiques. Pour les limiter :
- Je règle ma position de conduite.
- Je fais des pauses régulièrement et j’en profite pour m’hydrater.
- J’entretiens ma forme physique et je fais des étirements.
Le véhicule
- J’utilise un véhicule adapté.
- Je contrôle le bon état de mon véhicule (pneus, éclairages, niveaux, propreté des vitres).
- J’utilise tous les équipements de sécurité à ma disposition (ceinture, dispositifs d’arrimage, limiteur de vitesse…).
- Si j’utilise un GPS, je m’assure qu’il est adapté à mon véhicule et que les cartes sont à jour.
Les déplacements
- Si le trajet est long, j’anticipe mon départ la veille ou je reste sur place après ma journée de travail.
- Je prépare mon itinéraire et je m’informe sur les conditions de trafic.
- Je vérifie que mon véhicule peut emprunter l’itinéraire choisi (hauteur, largeur…).
- J’évite de prendre la route si les conditions météo sont défavorables.
- J’organise mes déplacements de façon à ne pas être pressé, en concertation avec mon employeur et avec la réglementation.
- Attention ! Je reste vigilant sur les parcours habituels.
Et si je n’utilisais pas ma voiture ?
Plus rapides, plus écologiques et plus sûrs, d’autres moyens de transport existent pour vous déplacer quotidiennement.
Comme pour tout risque professionnel, l'employeur doit mettre en place des mesures de prévention pour prévenir le risque routier au travail. Il est à noter que l'appui d'un salarié référent sur la prévention des risques professionnels (pouvant même se spécialiser sur cette thématique) est un véritable outil de progrès dans ce domaine.
Avant de se lancer dans la définition d'un plan d'action, il est primordial de bien connaitre l'accidentologie routière de l'entreprise mais également les pratiques : Métiers les plus concernés par la conduite ? Distances parcourues ? Caractéristiques des déplacements ? Habitudes des conducteurs : téléphone, alcool, vitesse ?
De plus, l'implication des salariés dans la démarche (identification des situations dangereuses et définition des mesures) est un bon moyen d'aboutir à des actions concrètes et adaptées aux contraintes de leur activité.
Il peut également être intéressant que l’engagement de l’employeur sur la prévention de ce risque soit formalisé et communiqué en s’appuyant par exemple sur la charte employeur engagé de la sécurité routière.
Les mesures de prévention à mettre en place peuvent être organisées selon les 4 grands facteurs du risque routier. Vous trouverez ci-dessous des exemples de mesures permettant de réduire l'exposition de vos salariés à ce risque.
Les documents à télécharger
Sensibilisation
Comment prévenir le risque routier ?
Si vous souhaitez aller plus loin, une sensibilisation est proposée par les équipes santé travail du SSTRN.
